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Pour un droit à la nudité « fonctionnelle »

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En 1973, la Fédération naturiste internationale demandait le droit « à la nudité fonctionnelle » dans une lettre ouverte adressée à la commission des droits de l’homme des Nations Unies et au Conseil de l’Europe. Qu’en est-il en 2023 ?

Par Jean-Luc Bouland

Septembre 2023 : Au CHM de Montalivet, Viviane Tiar, présidente de la FFN et Sieglinde Ivo, présidente de la FNI, dévoilent la plaque des 70 ans, sous le regard expert de Stéphane Deschènes, président de la FNI.

Les termes employés pourraient faire sourire aujourd’hui car peu de témoins sont encore là pour le rappeler. Mais l’idée est récurrente, et, peut-être sous une autre forme, se veut toujours d’actualité. Le 25 août 1973, lors des manifestations du 20e anniversaire de la Fédération naturiste internationale, au CHM de Montalivet, ses responsables, unanimes, représentant quelques dizaines de pays dans le Monde, adressaient une lettre ouverte à la Commission des droits de l’Homme des Nations unies, à Genève, et au Conseil de l’Europe, à Strasbourg, pour présenter une revendication bien précise : la reconnaissance du droit à la nudité fonctionnelle.

Cinquante ans après, l’INF-FNI, riche de 37 fédérations adhérentes et de près d’une dizaine de correspondants dans d’autres pays, peut toujours se revendiquer comme « représentant plusieurs millions de naturistes » comme il était indiqué dans la presse de l’époque. Réunis en ce début septembre 2023 au CHM de Montalivet pour célébrer son 70e anniversaire, ses dirigeants actuels évoquaient encore cette demande inaboutie, en réfléchissant à un autre moyen de faire reconnaître ce droit. Les termes de la lettre d’alors évoquaient simplement la possibilité que « le droit à la nudité fonctionnelle soit reconnu à l’être humain quand cette nudité est justifiée » . Extraits.

Dans un environnement naturel

« (…) Pour des millions de naturistes, dont le nombre va croissant, la nudité fonctionnelle ne soulève plus aucun problème. Dans de nombreux pays européens, et dans le Monde, il existe depuis longtemps déjà, officiellement, des plages dites libres, des campings et centres naturistes, des heures de natations dans des piscines publiques pour ceux qui désirent nager ou prendre des bains de soleil sans les inconvénients de maillots moites et collants. Tous participent à une expérience révélatrice et enrichissante, à savoir que les vêtements perdent leur raison d’être en certaines circonstances où l’homme se trouve dans un environnement plutôt « naturel » que « culturel » et que la nudité humaine peut-être fonctionnelle. Dans ce contexte, la nudité s’avère n’avoir aucun rapport avec le sexe, parceque la nudité étant totale, l’accent est mis sur l’homme total, sur son humanité. L’on peut donc reconnaître à cette nudité fonctionnelle une action purificatrice et frustrante, susceptible de n’être que bénéfique à toute la société humaine (…) ».

En 2023, le constat est presque identique, même si individuellement ou collectivement, certains naturistes revendiquent désormais le droit à cette nudité « fonctionnelle », sans en employer la formule, en tout lieu et pas seulement en sites naturels. Le même texte, alors, précisait que « les naturistes ne prônent pas une société nue généralisée ou un retour à la nature à la Jean-Jacques Rousseau. L’objet de leurs aspirations est le droit à la nudité dans un cadre naturel, partout où elle est un moyen et non un but. En d’autres termes, ils demandent la reinsertion de la nature et du comportement naturel dans la vie humaine ».

En d’autres termes ?

Reprise en des termes plus « modernes » mais restant dans le même cadre « naturel », cette revendication aurait-elle plus de chance aujourd’hui d’aboutir ? En 2003, un « Manifeste pour le droit d’être nu », aux aspirations plus larges, avait déjà défrayé la chronique, et divisé les naturistes. Qu’en serait-il en 2023, au vu de certaines réactions « épidermiques » sur les réseaux sociaux ? Nul ne peut le dire, mais quelques voix s’élèvaient en coulisse en ce début septembre pour dire que « si l’on ne tente rien, on n’a rien ». Peut-être faudra-t-il attendre 2033, et le 80e anniversaire de l’INF-FNI pour en savoir plus…

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