mercredi 28 septembre 2022
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Nu chez soi et naturbainisme

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En période de confinement, peut-on encore dénigrer le « vivre nu chez soi » ? Entre simple nudisme et naturbainisme revendiqué, le débat se pose encore sur la définition du naturisme. Bien que, pour certains, il n’a même pas lieu d’exister.

Peut-on être nu chez soi, et être un « vrai » naturiste? Plus de 90 ans après sa première mise en pratique collective, le débat persiste encore, au point de justifier dans l’édition d’avril-mai de Naturisme magazine (n°65) la publication d’un long article sur le « naturbainisme », basé sur des expériences récentes de l’ANP de Paris, et de celle de Marseille, tout comme une initiative des jeunes naturistes francophones en Belgique. Sans oublier que si l’acceptation d’une nudité collective en lieu clos prête à discussion, le fait d’être nu seul chez soi est souvent apparenté à du simple nudisme.

5 pages dans le N°65 de Naturisme Magazine (avril/mai 2020)

Et pourtant, en cette période compliquée, s’il est difficile de gloser beaucoup sur le fait d’inviter des amis chez soi, et d’être nu, comme eux, tout en continuant à vaquer normalement à nos occupations, comment nier qu’une première pratique solitaire, ou simplement familiale, à domicile, en zone très urbanisée, peut aider à mieux vivre son corps, et à mieux s’accepter. ? Honnêtement, une telle question ressemble presque aujourd’hui à une énormité, alors que le nu intégral en famille est devenu banal. Mais, au regard de l’histoire, on peut comprendre les appréhension des pionniers.

Mishiko, violoniste professionnelle, n’hésite pas à s’exercer nue à domicile, après avoir découvert le naturisme à Port Leucate (Photo A.D)

Un peu d’histoire

En 1993, un sondage réalisé par la presse naturiste auprès de ses lecteurs indiquait que près de 46% d’entre eux pratiquaient le naturisme toute l’année chez eux. Quand l’avocat Jacques Vergès avouait dans un interview radiophonique vivre toujours nu chez lui, il ne créait pas le scandale, et ne faisait qu’amuser le public.

Pourtant, à la fin des années 50, cette pratique, dite “naturisme indoor”, interpellait les naturistes français, qui faisaient référence aux anglo-saxons, et y voyait souvent un caractère très « vie privée ». «Le nudisme indoor n’a que deux justifications, l’aération du corps et la raison morale qui est à la base de la gymnosophie (mutuelle confiance, respect, franchise, absence de toute inquiétude sexuelle qui caractérisent les réunions d’adeptes. Faute de soleil, il ne reste souvent au naturiste britannique que la ressource de prendre des bains de lumière artificielle», pouvait-on lire dans une revue « officielle », alors que d’autres se montraient plus tolérantes., prônant un curieux « Savoir-vivre nudiste ».

Le fait d’accepter, lors d’un séjour dans un club anglais, d’aller retrouver des amis à leur domicile ne devait pas tout permettre. Si, quand vous vous apprêtez à entamer la conversation, vos hôtes disparaissent brusquement  pour reprendre la conversation, que vous restait-il à faire? Surtout pas les imiter, affirmait Naturisme. «Pas un instant il n’est question de doctrine naturiste ou de thèmes nudistes.  Nous Français, nous pensons que ce nudisme « indoor », c’est à dire en appartement, est parfaitement incongru. Surtout pour des nudo-naturistes sincères. Pourquoi surtout pour des nudo-naturistes sincères? Parce qu’un déshabillage de 5 à 7 a généralement, chez nous, un sens qui n’a aucun rapport avec la doctrine naturiste. Le mur de la vie privée n’est pas le but de cette brochure!» (Naturisme – 1957)

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