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Confinement : les clubs très impactés

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Pour cause de confinement, presque toutes les associations naturistes sont à l’arrêt. Et la reprise ne pourra pas être la même pour toutes, selon leurs activités proposées à l’année. Avec un impact particulier pour celles accueillant des vacanciers.

Depuis le 15 mars, la très grande majorité des activités proposées par les plus de 150 associations adhérentes à la fédération française de naturisme sont interrompues. La fédération elle-même a repoussé provisoirement à septembre la célébration de son 70e anniversaire, initialement programmée en mai, et reporté à 2021 sa grande fête naturiste en Anjou. A l’unisson, suivant les directives gouvernementales concernant les regroupement, c’est aussi en 2021 que le CGO célèbrera ses 70 ans, et le CGF de Villecresnes ses 90 ans. Mais l’impact du confinement ne s’arrête pas là, selon la spécificité de chacun.

Sept statuts différents

La piscine de la Serre de Portelas (63)

Au sein de la fédération cohabitent ainsi sept types d’associations regroupant des naturistes : 10 associations nationales, à vocations thématiques (APNEL, Imaginat, AJNF, etc), des associations locales sans terrain (AN Phocéens, CS Dordogne-Périgord, etc), des associations gérant des plages ou des créneaux en piscine urbaine (Camargue Soleil, Plage du Monaco, Chalain nature, AN Paris, L’Eau vive,…), des associations présentes sur des centres de vacances (CSBCA, CNBP, ANESO, Arna nature,…), des associations avec terrains réservés aux adhérents (CS Valence, CGF, CGO, etc), les plus nombreuses, et une trentaine ayant des terrains habilités à recevoir des vacanciers (Le Clos Marot, Les Bruyères d’Arvor, La Pinède, La Serre de Portelas, Les naturistes d’Alsace, etc). Et ce sont sans conteste ces dernières qui souffriront le plus de l’après confinement.

Des trésoreries problématiques

La piscine du CS Touraine (37)

Le confinement interdit tout regroupement, et donc toute vie associative pendant la période imposée. Le 11 mai prochain, rien ne garantit que certaines pourront reprendre, d’où l’annulation des évènements prévus, tels les anniversaires ou même des rassemblements de motards naturistes. Mais cela influencera aussi les activité de groupes régulières, comme les sorties bowlings, activité piscine, etc, sauf conditions particulières encore indéfinies. Si les associations sans terrain pourront peut-être encore faire preuve d’inventivité, celles gérant des plages sont encore dans l’expectative quand à la date de levée des interdictions de fréquentation du littoral, et celles organisant des sorties piscines ou des randonnues tributaires des autorisations d’ouverture ou de fréquentation des lieux et bâtiments publics.

Mais les incidences financières pour celles-ci seront moindre au vu de ce qui attend les associations en résidence sur des espaces naturistes commerciaux, car liées aux conditions d’ouvertures de ceux-ci. Mais le pire attend surtout celles qui disposent de terrain, interdits d’accès actuellement, qui manquent ainsi d’entretien, et surtout celles qui sont autorisées habituellement à recevoir des touristes. En Bretagne comme en Pays de la Loire, en Auvergne comme en Rhône-Alpes ou en Nouvelle Aquitaine, ils devront se conformer aux même directives que les établissements commerciaux, tant en matière d’hygiène que de sécurité et de « distenciation » avec, fort probablement, des restrictions quand à la restauration, à l’usage des piscines, ou à la taille des emplacements, qui pourrait réduire leur capacité d’accueil.

Faire preuve d’imagination

La piscine du Clos Marot, à Piriac sur mer (44).

Pour la majorité de ces derniers clubs, l’accueil des vacanciers est souvent la meilleure façon de payer les charges et les frais d’entretien des terrains et des équipements. Sans cet apport financier, il n’est pas certain que l’investissement personnel des adhérents puisse suffire pour maintenir à niveau ces terrains. D’autant que celles qui n’ont pas de salariés ne pourront compter que sur peu d’aides des collectivités publiques, sauf exceptions, pour se maintenir à niveau. Comme pour beaucoup d’autres domaines, cet épisode facilement assimilable à une catastrophe sanitaire, comme le demandent les professionnels du tourisme, influencera aussi la présence des structures naturistes sur le territoire. Et nul ne peut prévoir dans quel sens, même si l’on sait que les naturistes ne manquent pas d’imagination, de ressources, et d’optimisme.

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