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Nudité : un procès nîmois important

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Mardi 1er septembre, la cour d’appel de Nîmes tenait audience pour débattre sur une pratique naturiste controversée. Réponse le 17 septembre pour connaitre un verdict qui peut changer beaucoup de choses.

Peter Misch, un retraité de 67 ans, revenait devant le tribunal de Nîmes, mardi 1er septembre 2020, pour assurer de sa bonne foi dans sa pratique naturiste, après une première condamnation en juin 2019. Soutenu par la FFN et l’APNEL, qui ont décidé de changer d’avocat, ce retraité naturiste convaincu se baignait nu dans le Gardon à Collias, en juillet 2018, en compagnie de sa famille, quand il avait été interpellé par les gendarmes, sur dénonciation d’un couple. Condamné par le tribunal correctionnel pour exhibition sexuelle le 17 juin 2019, il n’avait pas accepté le verdict, choisissant de revenir devant la chambre correctionnelle de cour d’appel de Nîmes.

« Cette condamnation est incompréhensible. C’est absurde »,  proteste-t-il, « choqué » et se sentant « sali » par cette condamnation. « J’étais en famille dans un lieu retiré. Il ne s’agit pas d’exhibition sexuelle« , a-t-il expliqué aux journalistes de France 3 et du Midi Libre, présent sur les lieux.

Le 27 juillet 2018, il était venu chercher un peu de fraîcheur, au bord du Gardon, un lieu qu’il fréquente depuis 30 ans avec sa compagne et les deux enfants de celle-ci. Alors qu’il se baignait nu, un couple les avait alors interpellés et les gendarmes avaient débarqué après avoir emprunté un canoë.

Une première décision le 17 septembre

 » La nudité seule n’est pas répréhensible« ,  proteste Jean-François Feunteun, représentant la Fédération française de naturisme, venu en soutien, contestant l’application faite par le tribunal correctionnel de Nîmes de l’article L 222-32 du Code pénal et mettant en avant une décision du tribunal de grande  instance de Coutances. « L’exhibition sexuelle ne concerne en rien le nudisme » rappellent-ils.

C’est Me Frédéric Picard, du barreau de Versailles, qui a cette fois déposé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) devant la cour d’appel. « Il n’y a pas d’interdiction générale de la nudité en public » a-t-il précisé pour Cathy Rocher, du Midi Libre. Les magistrats de la cour d’appel ont décidé d’examiner, dans un premier temps, si la question prioritaire de constitutionnalité était recevable, et leur décision sera connue le 17 septembre. Et, selon celle-ci, il sera décidé des suites à donner, peut-être jusqu’à la cour européenne des droits de l’homme.

Pour les juges, en 2019, « M. Misch ne peut prétendre avoir pris les précautions suffisantes pour ne pas être visible (…) venant dans le Gard depuis plus de 30 ans, il n’ignore pas que le département comporte un certain nombre de lieux où le naturisme est toléré« . Un jugement correctionnel qui interpelle, car supposant que « du point de vue du Droit, les juges semblent considérer que le naturisme est interdit hors des lieux prévus pour cette pratique », souligne France 3. Ce qui fit que Peter Misch fut condamné à une amende de 600 euros pour exhibition sexuelle.

Mais, pour lui, ce jugement est incompréhensible. Lui qui pratique le naturisme depuis plus de 40 ans n’a jamais rencontré le moindre problème. Cette fois, a-t-il déclaré aux journalistes, « je veux être complètement relaxé, blanchi. C’est mon intérêt individuel mais c’est aussi un combat dans l’intérêt collectif, pour que notre société ne redevienne pas celle des années 60.  Il ne faut jamais oublier que c’est agréable d’être nu au soleil ! Je me suis installé en France parce que j’appréciais l’esprit de liberté mais ces dernières années… ça devient étouffant ! « .

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