lundi 4 juillet 2022
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Dans le « bêtisier » naturiste (1)

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En plus de 100 ans d’existence officielle en France, l’art de vivre naturiste s’est toujours adapté à son époque, certaines « vérités » d’antan postulant aujourd’hui au « bêtisier du naturisme », et réciproquement. Entre rejets d’idées dogmatiques et usages abusifs, aucune époque n’y échappe. Plongée dans les archives.

Naturisme et Nudisme ne sont pas des marques déposées, et chacun utilise ces termes à sa façon pour justifier une pratique du nu intégral, public ou privé, pas toujours en phase avec la philosophie officielle du moment. Les échangistes déclaraient souvent faire du naturisme là ou d’autres ne voient que de l’exhibitionnisme de plage, comme certains films classés “X” emploient parfois l’expression “soirée naturiste” pour qualifier une soirée très « hard » où la nudité intégrale n’est que prétexte à ébats sexuels.

A côté des revues fidèles au mouvement, qui laissèrent passer quelques perles rares que nous n’occulterons pas, la Libération vit naître d’autres revues beaucoup plus légères. Nudisme et naturisme y servirent souvent d’alibi à l’édition de textes étonnants qui risquaient les amalgames les plus hardis, et accompagnaient des clichés de nus ou de déshabillés exclusivement féminins. Peu développée avant 1940, cette presse, bien avant Play-Boy ou Paris-Hollywood, eût ses premières aventures dans les années 1950, s’est développée bien avant 1960 et connût son déclin au début des années 1970, avec la levée de la censure qui leur permit de montrer des femmes nues pour ce qu’elles étaient, sans avoir recours à l’alibi nudiste. Disparues aujourd’hui, ces revues ont leurs équivalents sur internet, où des sites de toutes sortes perpétuent les mêmes amalgames.

Pigalles – 1950

Pour commencer, voici le début d’un florilège (non exhaustif) d’extraits d’articles publiés voilà quelques décennies qui se passent de commentaires.  

Ascension à Solutré. (Deux photographes ont suivi deux jeunes femmes pour une excursion nudiste sur la roche de Solutré) : «On pose un peu partout comme un axiome que la nudité totale est chaste et que dans les camps nudistes le désir s’éteint avec l’habitude de la contemplation. Nous n’étions pas si sûrs que ça que Lily et Suzy n’étaient pas absolument adorables et désirables sous le simple prétexte qu’elles étaient toutes nues… Les rigueurs de M. Teitgen (du feu cabinet Bidault) nous interdisent de publier quelques photos glorieuses où les charmes secrets de nos modèles n’ont précisément plus de secret pour nous. C’est bien dommage, car dans les salons de peinture, on étale des toisons brunes ou blondes qu’il nous est interdit de livrer par le truchement des photographies». (Pigalle – 1950)

• Vapeur de dentelles: «Falbalas qui comprend l’émoi provoqué par un blanc cuissot de nymphe dans la vapeur des dentelles, approuve le nudisme de bon aloi, celui des Kienné-de-Mongeot, des Hervieu, des Lecoq ou des Nicole-Saint-Clair, comme celui de Cnide et Praxitèle, comme celui des garçons et des filles de Sparte et d’Athènes». (Falbalas – 1950)

Falbalas- 1950

• Galants déshabillés: «Si dans l’intimité hivernale, l’homme préfère les galants déshabillés, les dessous qui ressemblent à des « amuse-gueule » que l’on sert, à l’apéritif, avant de passer à table, sur la plage, dans la nature, il préfère les femmes nues. De là la vogue des camps naturistes et des Iles-du-Levant».(Falbala – 1950)

A bientôt pour le 2e épisode.

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