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Questions sur une photographie naturiste

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Editée par la Sorbonne, Photographica, revue dédiée à l’histoire de la photographie d’un point de vue universitaire, a consacré son édition d’avril 2023 à la photo de nu. En 10 pages, Jean Da Silva y étudie l’illustration des revues naturistes entre 1920 et 1960. Dans son N°83, Naturisme Magazine présente cette interrogation sur l’existence d’une réelle photographie naturiste ?

«Quand le mouvement naturiste connut ses premiers développements d’importance en France, au cours de la seconde moitié des années 1920, les publications et magazines chargés de promouvoir ce nouveau mode de vie eurent recours à l’image, dans le but de conforter les premiers adeptes et d’en recruter de nouveaux. Il s’agissait de « prêcher par l’exemple», en montrant des naturistes en pleine activité », explique Jean Da Silva en introduction de son article dans ce N°6 de Photographica consacré à la photographie de nu.

Etudiant la période 1920 à 1960, il constate aisément qu’à la fin des années 20, période de parution de revues comme Naturisme ou Vivre d’Abord, «la pratique de la nudité en commun – nouvelle en France – était alors sans images » et que la plupart des documents existant étaient des nus dans la nature, avant d’avoir accès à celles produites en Allemagne pour illustrer la Freikörperkultur. D’où la nécessité pour les militants de la cause, responsables de journaux et photographes, d’inventer «conjointement un nouveau genre de nu pour le public français».

Créer une « photographie naturiste »

Comment faire ? Les situations étaient variables. «Les modèles, hommes ou femmes, figuraient intégralement nus ou non, étaient membres d’une association naturiste ou non, rémunérés ou non, évoluant dans un jardin privé, un club naturiste ou un simple coin de nature. Les photographes pouvaient être simples amateurs ou photoreporters, mandatés par un éditeur ou indépendants. Les rédactions des magazines ont fait preuve de convictions plus ou moins affirmées, en particulier après la guerre. Si bien que la diversité de ces situations pose la question de l’« authenticité » de ces images, situées entre photographie de modèles nus dans la nature, photographie de naturistes et « photographie naturiste »…».

Alors, existe-t-il réellement une « photographie naturiste » spécifique ? L’analyse faite par Jean Da Silva entre 1920 et 1960, explorant les premières publications (Naturisme, Vivre d’Abord) dans leur évolution, comme celles plus tardives (après 1950) de la Revue naturiste Internationale (RNI), de la Vie au Soleil dans la première décennie de sa création par Albert Lecoq (1959-1960) ne permet pas nécessairement de donner une réponse catégorique. Selon que la revue soit diffusée par abonnement ou en vente publique, selon l’inspiration de ses initiateurs et les volontés (ou non) de jouer avec la censure, l’iconographie naturiste pouvait varier, au fil des pages, des titres, et des époques.

Une démarche spécifique ?

Le terme de «photographie naturiste», écrit-il, «laisse entendre qu’il existerait une photographie spécifique au naturisme, tant dans son sujet et son esthétique que dans ses intentions, son mode de production et sa diffusion – soit une photographie qui présenterait des naturistes, saisis dans des activités naturistes, par un photographe naturiste, et serait destinée à un public naturiste. La question devint récurrente aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, quand le naturisme prit l’ampleur d’un fait de société (…)

Lire l’intégralité de l’article dans Naturisme Magazine N°82

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