Une cinquantaine de femmes de Dudswell (Québec), âgées de 20 à 80 ans, ont osé poser seins nus, et certaines entièrement nues, pour sauver la toiture de leur musée et soutenirla lutte contre le cancer du sein. Sous le thème « Se dévêtir pour revêtir ».

Le lancement officie a été fait le 22 octobre, à Dudswell, au Canada. Sous le titre Se dévêtir pour revêtir, un calendrier réalisé par la photographe Mélanie Godbout a été mis en vente pour financer la réfection du toit d’un musée, et participer en même temps à la lutte contre le cancer du sein. « Sur chaque calendrier vendu 25 $, environ 17 $ vont directement à la réfection de la toiture du Musée d’art et d’histoire de Dudswell (MAHD), et 2 $ sont remis à la Fondation du cancer du sein du Québec ». Mais ce calendrier a une originalité importante en plus : ce sont 50 femmes, âgées de 20 à 80 ans, qui ont accepté de poser seins nus, voir entièrement nues.
L’idée était un peu folle. Il faut plusieurs dizaines de milliers de dollars pour refaire le toit du musée, installée dans une ancienne église. Mireille Rodrigue a donc eu une idée « un peu folle » : réaliser un calendrier artistique mettant en lumière les femmes de Dudswell. Et qui, touts, accepteraient de poser peu ou pas vêtues, le thème étant « Se devêtir pour revêtir ». Des femmes de générations, de parcours et de corpulences différentes, réunies autour de passions communes, parfois aux côtés de femmes qu’elles connaissaient à peine ont accepté. Et, explique l’initiatrice,« une fois le premier malaise passé, les sourires ont pris la place de la gêne. Toutes sont reparties fières, énergisées et heureuses d’avoir osé ».
« Au fil des séances, plusieurs femmes nous ont confié avoir été touchées par le cancer du sein : certaines l’avaient vécu, d’autres étaient en traitement ou venaient de recevoir un diagnostic. Beaucoup plus que nous l’aurions imaginé… C’est alors que Nancy Francoeur a eu l’idée d’ajouter une deuxième cause au projet.» Et précise Alia, une participante, pour Radio-Canada, « Je suis sortie de là, je me sentais belle, je me sentais forte. J’étais vraiment fière de moi. Mais, c’est pour le musée. C’est pour revêtir le musée, puis de permettre à cette organisation-là de perdurer dans le temps, c’est ça qui m’accroche
».
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